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Le choix des coqs d'élevage
Par Jean-Louis Hoyez

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Les coqs d'élevage représenteront à eux seuls la moitié de l'effectif à venir et ils seront sans conteste les seigneurs de nos parcs d'élevage. Les critères de sélection seront donc sévères et raisonnés.

En premier lieu le géniteur doit rayonner de tempérament, la paresse pour un Grand Combattant n'est absolument pas admise; il fera preuve d'une vitalité et d'une santé exceptionnelle. Son entretien fera l'objet de soins attentifs. Il sera important de garder à l'esprit que sa descendance doit bénéficier d'une hérédité des plus favorables.

La santé du Grand Combattant est le facteur déterminant du choix du reproducteur, on repère souvent très tôt les coqs d'élevage susceptibles de devenir de bons reproducteurs : une croissance facile et rapide et un plumage précoce sont de bons signes indicateurs de choix ; comme le sujet devra engendrer des combattants dits "hors pair", sa combativité devra être affirmée, par lui même, et par ses ascendants, son maintien sera majestueux, et ses yeux brillants de combativité, son équilibre psychique remarquable; il ne doit jamais se précipiter sur la nourriture, mais laisser la priorité à ses poules en les protégeant, même contre l'approche du nourrisseur.

Chez le Grand Combattant du Nord, les pattes du sujet, futur reproducteur, feront l'objet de toute notre attention. L'aplomb doit être le plus parfait possible, et en aucun cas les pattes ne doivent montrer une déformation quelconque. On choisira toujours un coq dont les pattes sont écartées le plus largement possible, ceci pour une bonne "assise", mais surtout pour un "armage" facile et efficace ; pour cette même raison, on préférera des ergots bien positionnés, ni trop haut, ni trop bas, dans le choix d'ergots bas ou hauts, nous préférerons toujours la positon de ces derniers ; ceci pour faciliter la pose de la douille et éviter la blessure du pouce.

Concernant le pouce (doigt arrière) il devra être le plus possible dans l'alignement du doigt médian et surtout être bien à plat sur le sol. Eliminer sans pitié le doigt dit "de canard". Les écailles des tarses seront régulières et bien superposées. Eliminer tout animal présentant des signes de "galle" aux pattes. Préférez toujours les tarses de couleur jaune ou vert olive. N'utilisez pas de reproducteurs aux tarses noirs ou bleus, ces sujets ne sont pas de race pure. la couleur des tarses est un indicateur de pureté de la race.

La longueur des pattes du Grand Combattant du Nord est juste dans la moyenne; la tendance est à la sélection des coqs les plus grands ; ce choix n'est pas des plus judicieux. En effet, le Grand Combattant du Nord étant un athlète fait pour le combat de vitesse, la longueur excessive des pattes ne l'avantage pas. Seuls le combat d'endurance justifie ce choix - nous y reviendrons dans un prochain article. Il est reconnu qu'un Combattant du Nord, de hauteur normale, accouplé à des poules légèrement plus hautes que la normale, engendrait des coqs combattants légèrement plus haut que le géniteur, mais sans exagération, et surtout sans que cette hauteur ne le déséquilibre ou le rende plus lent. Ce résultat, prometteur, et procurant des combattants souvent exceptionnels dans la tenue et le style de jeux est obtenu par une sélection longue et rigoureuse des génitrices. Beaucoup de coqueleurs, impatients et peu regardants sur la pureté de la race, utilisent des poules ou coqs de race combattante tels Shamo, liégeois ou asiatiques quelconques pour augmenter la hauteur du Grand Combattant du Nord. Les résultats sont aléatoires et souvent désastreux. Une bonne, rigoureuse et lente sélection de la race pure Combattant du Nord nous apporte beaucoup plus de résultats positifs et la sélection dans le temps est durable en bien des points. L'expérience et surtout l'observation lors des accouplements, nous permet de faire les meilleurs choix des géniteurs.

Un plumage brillant, des rémiges primaires et secondaires dures sont de bon augure pour l'aspect extérieur lié à la beauté mais aussi à la qualité du sujet. La voix claire, indiquant des poumons forts et sains sont des signes de bonne oxygénation qui ne trompent pas le sélectionneur averti. Un chant qui se termine par une expiration enrouée ou un long souffle, dénotent une capacité thoracique faible, engendrant une moindre résistance dans la récupération et l'oxygénation lors des affrontements.

Il faudra étudier l'animal le matin, pour le chant, et en profiter pour examiner les premières fientes qui nous donneront de bonnes indications sur le bon fonctionnement de l'appareil digestif de l'animal.

Enfin, un point très important du choix d'un coq d'élevage est sa fécondité.

En aucun cas, le coq ne doit être responsable des éventuels oeufs non fécondés. Une petite couvaison expérimentale avec un nombre défini d'oeufs, nous renseigne sur la fécondité du coq. Beaucoup de coqueleurs "gardent" des coqs d'élevage. ceci est compréhensible quand on sait le soin avec lequel les véritables sélectionneurs étudient leurs reproducteurs.Un jeune coq est plus vigoureux et plus actif qu'un vieux coq ; en réalité, beaucoup de coqs maintenus en parfaite condition reproduisent avec succès jusqu'à l'âge de 5 à 6 ans et on ne devrait jamais renoncer à utiliser un combattant de 3 ou 4 ans ayant fait ses preuves ; il peut encore transmettre ses qualités à une nombreuse descendance. En fait, en dehors de la reproduction artificielle, il est très judicieux de ne laisser que 2 ou 3 poules à un coq plus âgé et sélectionner ses descendants en vue de les utiliser comme futurs reproducteurs; il suffira de choisir judicieusement ces descendants, on préférera ceux qui sont sains, vigoureux et surtout qui auront brisé leur coquille précocement et sans véritable temps mort.

Enfin, un coq d'élevage Grand Combattant du Nord sera placé dans l'effectif à la fin de l'année, il s'habituera ainsi aux pondeuses et poulettes qui l'accepteront mieux et reconnaîtront son autorité.

Le coût ne doit jamais déterminer le choix, la qualité faisant toujours ses preuves, c'est plus tard, lors de l'élevage et des résultats, que le prix se trouve justifié.

Dans un prochain article, je reviendrai plus en détail sur ces différents points de sélection du coq d'élevage, et nous aborderons aussi la sélection de la poule d'élevage. A n'en pas douter, cela réservera quelques surprises.

L'élevage de combattant n'est pas un travail qui se fait du jour au lendemain mais implique beaucoup de patience, de persévérance, de temps, d'efforts et d'argent. Quelques déceptions vous détourneront peut-être du chemin mais il ne faudra jamais céder. Il faudra toujours se souvenir que la création d'un " coq - champion" se fait seulement à travers un programme d'élevage précis et bien préparé.

Jean-Louis Hoyez

 

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